30
nov
2017

« Linking cities, l’avenir des villes au 21ème siècle! » Les actes du colloque du 30 novembre 2016

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Face aux multiples ruptures qui traversent nos villes, le CEPESS propose dans cet ouvrage une nouvelle vision urbaine, celle des villes reliantes, des linking cities. Un modèle qui place le développement des liens au cœur du projet urbain et qui revisite le concept de ville durable en lui apportant une quatrième dimension : la dimension humaine. Le développement urbain doit d’abord et avant tout contribuer à la qualité de vie et au vivre-ensemble des citadins et usagers d’aujourd’hui et de demain. Les citoyens ont besoin d’appartenance et de liens sociaux pour être heureux. Les villes ont aussi besoin de s’appuyer sur des liens forts et multiples pour répondre aux enjeux du 21ème siècle et construire leur futur.  Enfin, les dimensions économiques, sociales et environnementales ne sont pas nécessairement en opposition les unes contre les autres mais peuvent être complémentaires lorsque les citoyens réussissent à les relier entre elles au travers d’innovations techniques et non techniques ou de projets fédérateurs. Relier ces dimensions, se relier aux autres, à son quartier, à la nature ou à sa ville mais également créer des liens entre certaines composantes de la ville, participent à une démarche profondément humaniste.

La seconde édition du colloque international sur les villes de demain organisé par le CEPESS s’est tenue le 30 novembre 2016 à Louvain-la-Neuve et a rassemblé plus de 300 participants. Une vingtaine d’experts reconnus sur le plan national et international, parmi lesquels Vincent CALLEBAUT et Bruno DE VETH (JDS Architects), sont intervenus durant cette journée afin de répondre aux nombreuses questions que posent les linking cities. Ceux-ci ont accepté de mettre par écrit leurs réflexions et propositions pour rendre les villes plus reliantes.

Dans cet ouvrage, Antoine DE BORMAN et Jeremy DAGNIES, respectivement directeur et conseiller au CEPESS, précisent tout d’abord les contours de la linking city, la ville reliante génératrice de liens multiples. A l’aide de chiffres et d’exemples, ils expliquent pourquoi rendre les villes plus reliantes permettra de répondre aux enjeux du 21ème siècle et d’améliorer la qualité de vie et le vivre-ensemble dans les cités d’aujourd’hui et de demain.

Vincent CALLEBAUT, « archibiotecte » belge mondialement connu pour sa vision ambitieuse, prospective et hypervégétalisée des villes du futur, présente son modèle des cités fertiles en démontrant qu’il est possible de densifier la ville et en même temps de renforcer sa résilience (autonomie alimentaire et énergétique, adaptation au climat…). Pour ce faire, nous devons développer les biotechnologies, c’est-à-dire le biomorphisme (s’inspirer des formes de la nature pour concevoir des bâtiments et des villes), la bionique (s’inspirer de la structure des éléments naturels) et le biomimétisme (s’inspirer de l’intelligence de l’environnement). Au travers de ses projets, il nous montre la voie pour renforcer les interactions positives entre la nature et les habitants des villes.

Partenaire de l’agence internationale JDS Architects (Julien De Smedt Architects), connue pour ses projets audacieux et particulièrement innovants, Bruno DE VETH explique la méthode de travail privilégiée chez JDS Architects : d’abord relier le projet à son environnement géographique, culturel et social ainsi qu’aux besoins de la ville afin qu’il puisse ensuite s’intégrer harmonieusement avec le territoire urbain et s’ouvrir à lui. Ensuite travailler sur plusieurs projets alternatifs pour n’en retenir que le meilleur. Enfin, intégrer la dimension reliante dans le projet, en s’appuyant sur les espaces vides (cour intérieure, espacement entre immeubles…), les ouvertures extérieures (balcons, terrasses…) et les toitures (jardins et parcs publics aménagés sur les toits et accessibles depuis la rue), tout en préservant des espaces d’intimité pour les habitants et usagers. L’immeuble peut alors devenir une véritable opportunité de rencontre, d’échange et de partage entre citoyens.

Ont contribué à cet ouvrage: 

Vincent CALLEBAUT (Vincent Callebaut Architecture) – Bruno DE VETH (JDS Architects – Julien De Smedt Architects) – Yves HANIN (Université catholique de Louvain) – Isabelle PAUTHIER (ARAU) – François-Olivier DEVAUX (Réseau Transition Belgique) – Sabri BENDIMERAD (ENSA de Normandie) – Valérie LEBOIS (ENSA de Strasbourg) –Damien VANNESTE (Université catholique de Lille, Université catholique de Louvain) – Xavier TACKOEN (Espaces Mobilités) – Haïssam JIJAKLI (Université de Liège) – Hélène ANCION (IEW) – Francis CARNOY (Confédération Construction Wallonie) – Marc FRERE (Université de Mons) – Eric DUMONT (Université de Mons) – Tangi LE BERIGOT (Ecole des Mines d’ALÈS) – MICHAËL PLUIJGERS (GRACQ) – LUC GOFFINET (GRACQ) – Jean-Patrick SCHEPPERS (Urban Farm Company) – Cor VAN DER KLAAUW (Province de Groningen)– Frédéric HERAN (Université de Lille) – Baptiste BOULIER (URBAGORA) – Bernard CAPELLE (Landschape Design Partnership ; ex IFLA-Europe) – Noémie LAGO (Université de Mons) – Eve-Marie WEINMANN (TEC ASSO) – Etienne BERGOT (The Dude Company) – Carlo DI ANTONIO (Ministre wallon de l’Aménagement du territoire – Benoît LUTGEN (Président du cdH) – Antoine DE BORMAN (CEPESS) – Jeremy DAGNIES (CEPESS, Université catholique de Louvain)

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