3
fév
2016

ADAPTER L’HABITAT POUR FAVORISER LA QUALITÉ DE VIE DES SENIORS: LA DÉMARCHE “ABCD” – Etude du CEPESS

pdg abcd s pngAvec l’âge, la vie à domicile se complexifie : perte d’autonomie, maladie(s), décès du conjoint, chutes… Beaucoup ressentent également de la solitude et de l’insécurité. Ces événements conduisent régulièrement les ainés ou leurs enfants à envisager une entrée en maison de repos, parfois précoce. La rareté actuelle des lits disponibles incite les demandeurs à saisir la première occasion d’obtenir une place en institution, lorsque celle-ci se libère. Pourtant, l’arrivée en institution est régulièrement mal vécue par les seniors et son coût pour les pouvoirs publics est important.

Compte tenu du boom démographique qui nous attend, le système qui prédomine en Belgique et qui est articulé autour de la maison de repos s’avère insoutenable financièrement pour les pouvoirs publics. Sauf à augmenter les impôts et le prix à payer par les particuliers pour s’offrir les services de ce type d’institution ; ou à tirer vers le bas la qualité de l’offre en institution, avec les risques qui peuvent en résulter.

Il convient dès lors de réformer notre politique de l’habitat, du logement et du territoire, afin de favoriser le maintien à domicile. En repartant de bonnes pratiques internationales, le présent cahier examine plusieurs solutions alternatives qui s’inscrivent dans une nouvelles approche : la démarche « ABCD » (Adapter, Bouger, Cohabiter, Disposer).

Notre analyse montre qu’en encourageant la construction d’habitations adaptées ou adaptables (aptitude intergénérationnelle de l’habitat), ou en soutenant la rénovation et l’équipement de l’habitat existant (audit, primes ou prêts à taux zéro), il est possible de limiter de manière significative le nombre de lits qu’il faudra créer en institution dans les prochaines décennies. La réduction des droits d’enregistrement peut également faciliter la mobilité résidentielle, surtout lorsque l’adaptation de l’habitat est trop coûteuse. Le développement de l’habitat partagé (habitat kangourou, colocation, maisons de seniors…) constitue une réponse innovante au besoin de liens sociaux des ainés. Enfin l’habitat intermédiaire, et notamment les résidences-services ou les quartiers de services et de soins, offre l’opportunité de continuer à vivre dans un logement individuel, tout en disposant d’équipements et de services nécessaires lorsqu’on est en situation de dépendance.

Par Jeremy Dagnies

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