La population wallonne devrait continuer à croître dans les prochaines années, selon les démographes, pour atteindre le seuil de quatre millions d’habitants en 2035. Cette croissance requerra la construction de 115.000 nouveaux logements d’ici 2020 et 320.000 d’ici 2040, souligne dans un communiqué le ministre wallon de l’Aménagement du territoire, Carlo Di Antonio (cdH).

«Afin de répondre à ce défi démographique, le gouvernement wallon ambitionne de créer de nouveaux quartiers urbains et ruraux exemplaires, en extension des pôles urbains existants. Le gouvernement entend également densifier les quartiers actuels», indique M. Di Antonio, qui compte présenter dans les prochaines semaines une note d’orientation, en concertation avec son collègue Paul Furlan, en charge de la Rénovation urbaine.

Les universités, quant à elle, travailleront d’ici juin à identifier sur le territoire régional des sites potentiels pour les nouveaux quartiers, mais aussi à spatialiser les besoins en logement et services à court (5 ans), moyen (10 ans) et long terme (25 ans). Ils étudieront aussi ce qui se fait à l’étranger.

La création d’une nouvelle ville, avancée par le cdH pendant la dernière campagne électorale, «s’inscrit parfaitement dans cette dynamique», a dit à Belga la porte-parole de M. Di Antonio, même si l’idée de fonder une Louvière-La-Neuve n’a pas été retenue dans la déclaration de politique régionale (DPR).

Avec une superficie totale d’environ 16.900 km2 et une population d’un peu moins de 3.500.000 habitants, la Wallonie connait une densité moyenne de population de 208 hab/Km2. Comparée à la moyenne européenne de 32 hab/km2, cette densité est relativement élevée mais nettement inférieure à celle de la Flandre (441 hab/km2). Les terres wallonnes sont occupées pour plus de la moitié par des terres agricoles et pour un tiers par des surfaces boisées. En 2014, 10% du territoire wallon était bâti.