4
déc
2017

Le CEPESS recrute un juriste orienté droit public et Justice

Le CEPESS (centre d’études politiques, économiques et sociales du cdH) engage un juriste, orienté sur les questions de droit public et d’organisation de la Justice pour un poste de conseiller politique.

Le conseiller évoluera dans un environnement exigeant et stimulant, dans le cadre d’une équipe jeune et dynamique. Orienté vers un rôle de réflexion stratégique et d’analyses techniques, son rôle est d’appuyer la réflexion interne et de contribuer au rayonnement du centre d’étude. Le conseiller sera dans ce cadre amené à multiplier les contacts avec de nombreux interlocuteurs extérieurs.

Le conseiller devra, dans son domaine d’expertise :

  • Développer et animer un réseau dans le domaine judiciaire (en ce compris des associations, avocats, magistrats, universitaires) et du droit public
  • Développer une réflexion prospective alimentée par des travaux scientifiques et des analyses de politique comparée ;
  • Rédiger des études thématiques et des notes d’analyse juridiques et politiques ;
  • Formuler des propositions politiques.

Le candidat devra faire la démonstration des qualités suivantes :

  • Etre porteur d’au moins un diplôme de l’enseignement universitaire dans la matière visée par le profil. Un diplôme complémentaire est un plus ;
  • Faire preuve d’excellentes capacités rédactionnelles en français ainsi que de bonnes capacités d’expression orale ;
  • Avoir la capacité de fonctionner en équipe en ayant le sens de l’intérêt collectif ;
  • Avoir une bonne capacité d’analyse dans son domaine d’expertise (contexte politique, évolutions récentes, tendances, enjeux) ;
  • Faire preuve de dynamisme, de créativité, d’esprit de synthèse, d’un grand sens de l’initiative, de flexibilité et d’assertivité ;
  • Connaissances passives du néerlandais et de l’anglais souhaitées ;
  • Une expérience dans le domaine de la Justice ou du droit public est un plus.

Le conseiller bénéficie de conditions de travail optimales : CDI, GSM + laptop, couverture santé complémentaire, possibilités de télétravail.

Les candidatures doivent être rentrées pour le 20 décembre 2017 au plus tard.

Plus d’infos sur le travail mené par le CEPESS sur : www.cepess.be.

Lettre de motivation + CV à adresser à Antoine DE BORMAN, Directeur du CEPESS, rue des Deux-Eglises 41 à 1000 Bruxelles. Email : lachlan@cepess.be.

Téléchargez l’annonce au format PDF

30
nov
2017

« Linking cities, l’avenir des villes au 21ème siècle! » Les actes du colloque du 30 novembre 2016

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Face aux multiples ruptures qui traversent nos villes, le CEPESS propose dans cet ouvrage une nouvelle vision urbaine, celle des villes reliantes, des linking cities. Un modèle qui place le développement des liens au cœur du projet urbain et qui revisite le concept de ville durable en lui apportant une quatrième dimension : la dimension humaine. Le développement urbain doit d’abord et avant tout contribuer à la qualité de vie et au vivre-ensemble des citadins et usagers d’aujourd’hui et de demain. Les citoyens ont besoin d’appartenance et de liens sociaux pour être heureux. Les villes ont aussi besoin de s’appuyer sur des liens forts et multiples pour répondre aux enjeux du 21ème siècle et construire leur futur.  Enfin, les dimensions économiques, sociales et environnementales ne sont pas nécessairement en opposition les unes contre les autres mais peuvent être complémentaires lorsque les citoyens réussissent à les relier entre elles au travers d’innovations techniques et non techniques ou de projets fédérateurs. Relier ces dimensions, se relier aux autres, à son quartier, à la nature ou à sa ville mais également créer des liens entre certaines composantes de la ville, participent à une démarche profondément humaniste.

La seconde édition du colloque international sur les villes de demain organisé par le CEPESS s’est tenue le 30 novembre 2016 à Louvain-la-Neuve et a rassemblé plus de 300 participants. Une vingtaine d’experts reconnus sur le plan national et international, parmi lesquels Vincent CALLEBAUT et Bruno DE VETH (JDS Architects), sont intervenus durant cette journée afin de répondre aux nombreuses questions que posent les linking cities. Ceux-ci ont accepté de mettre par écrit leurs réflexions et propositions pour rendre les villes plus reliantes.

Dans cet ouvrage, Antoine DE BORMAN et Jeremy DAGNIES, respectivement directeur et conseiller au CEPESS, précisent tout d’abord les contours de la linking city, la ville reliante génératrice de liens multiples. A l’aide de chiffres et d’exemples, ils expliquent pourquoi rendre les villes plus reliantes permettra de répondre aux enjeux du 21ème siècle et d’améliorer la qualité de vie et le vivre-ensemble dans les cités d’aujourd’hui et de demain.

Vincent CALLEBAUT, « archibiotecte » belge mondialement connu pour sa vision ambitieuse, prospective et hypervégétalisée des villes du futur, présente son modèle des cités fertiles en démontrant qu’il est possible de densifier la ville et en même temps de renforcer sa résilience (autonomie alimentaire et énergétique, adaptation au climat…). Pour ce faire, nous devons développer les biotechnologies, c’est-à-dire le biomorphisme (s’inspirer des formes de la nature pour concevoir des bâtiments et des villes), la bionique (s’inspirer de la structure des éléments naturels) et le biomimétisme (s’inspirer de l’intelligence de l’environnement). Au travers de ses projets, il nous montre la voie pour renforcer les interactions positives entre la nature et les habitants des villes.

Partenaire de l’agence internationale JDS Architects (Julien De Smedt Architects), connue pour ses projets audacieux et particulièrement innovants, Bruno DE VETH explique la méthode de travail privilégiée chez JDS Architects : d’abord relier le projet à son environnement géographique, culturel et social ainsi qu’aux besoins de la ville afin qu’il puisse ensuite s’intégrer harmonieusement avec le territoire urbain et s’ouvrir à lui. Ensuite travailler sur plusieurs projets alternatifs pour n’en retenir que le meilleur. Enfin, intégrer la dimension reliante dans le projet, en s’appuyant sur les espaces vides (cour intérieure, espacement entre immeubles…), les ouvertures extérieures (balcons, terrasses…) et les toitures (jardins et parcs publics aménagés sur les toits et accessibles depuis la rue), tout en préservant des espaces d’intimité pour les habitants et usagers. L’immeuble peut alors devenir une véritable opportunité de rencontre, d’échange et de partage entre citoyens.

Ont contribué à cet ouvrage: 

Vincent CALLEBAUT (Vincent Callebaut Architecture) – Bruno DE VETH (JDS Architects – Julien De Smedt Architects) – Yves HANIN (Université catholique de Louvain) – Isabelle PAUTHIER (ARAU) – François-Olivier DEVAUX (Réseau Transition Belgique) – Sabri BENDIMERAD (ENSA de Normandie) – Valérie LEBOIS (ENSA de Strasbourg) –Damien VANNESTE (Université catholique de Lille, Université catholique de Louvain) – Xavier TACKOEN (Espaces Mobilités) – Haïssam JIJAKLI (Université de Liège) – Hélène ANCION (IEW) – Francis CARNOY (Confédération Construction Wallonie) – Marc FRERE (Université de Mons) – Eric DUMONT (Université de Mons) – Tangi LE BERIGOT (Ecole des Mines d’ALÈS) – MICHAËL PLUIJGERS (GRACQ) – LUC GOFFINET (GRACQ) – Jean-Patrick SCHEPPERS (Urban Farm Company) – Cor VAN DER KLAAUW (Province de Groningen)– Frédéric HERAN (Université de Lille) – Baptiste BOULIER (URBAGORA) – Bernard CAPELLE (Landschape Design Partnership ; ex IFLA-Europe) – Noémie LAGO (Université de Mons) – Eve-Marie WEINMANN (TEC ASSO) – Etienne BERGOT (The Dude Company) – Carlo DI ANTONIO (Ministre wallon de l’Aménagement du territoire – Benoît LUTGEN (Président du cdH) – Antoine DE BORMAN (CEPESS) – Jeremy DAGNIES (CEPESS, Université catholique de Louvain)

27
nov
2017

« Pour des villes à échelle humaine » – 3ème édition du colloque international du CEPESS sur les villes du futur

A l’occasion de la 3ème édition du colloque international sur les villes à échelle humaine organisé par le CEPESS, son directeur Antoine DE BORMAN et le conseiller Jeremy DAGNIES ont présenté leurs recommandations pour des villes à échelle humaine.

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Ce 22 novembre, plus de 300 participants se sont retrouvés à Bruxelles pour échanger avec une vingtaine d’experts belges et internationaux, parmi lesquels l’architecte danois Jan GEHL, l’urbaniste italienne Paola VIGANO ainsi que l’ancien directeur à l’OMS Agis TSOUROS, lequel officie actuellement comme conseiller international pour la santé dans les villes.

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Nos villes occidentales contiennent de nombreuses ruptures physiques, qui induisent des ruptures sociales, environnementales, sanitaires ou encore économiques. Pour y répondre, le CEPESS propose d’adopter une vision de la ville reliante, la « linking city », qui traduit de manière concrète le besoin de recréer des liens dans la ville.

Il y a quatre ans, sous l’impulsion de Benoît LUTGEN, Président du cdH, un projet créatif et audacieux était lancé : celui des « villes nouvelles », une idée qui avait surpris bon nombre d’interlocuteurs, mais qui suscite un intérêt croissant auprès des citoyens. Une étude du CEPESS en avait démontré la pertinence, pour répondre au défi démographique et réfléchir à la qualité de vie dans les futurs habitats.

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Aujourd’hui, sur base des dernières éditions de ce colloque international ainsi que des nombreuses contributions collectées, le CEPESS formule cinq recommandations pour la mise en place de villes reliantes. Celles-ci inspireront les réflexions qui seront menées lors du Congrès du cdH le 3 décembre prochain en vue de définir les lignes de force de l’action humaniste dans les communes pour les élections 2018 :

1.

Prendre conscience des ruptures dans la ville et recréer progressivement du lien passe par l’adoption d’une approche adaptée aux piétons, en particulier pour les personnes dont la mobilité est plus difficile (handicapées, âgées, poussettes d’enfants, etc.). La place octroyée aux piétons et aux cyclistes est un élément fondamental pour la qualité de vie, l’animation et la vitalité d’un centre urbain. Les exemples étrangers (Copenhague, Groningen, Gand, etc.) montrent que des améliorations sont possibles (larges trottoirs, absence d’obstacles, remplacement d’escaliers par des rampes, réduction de la pression routière, animations urbaines, etc.) dans des délais relativement courts (5 à 10 ans), pour autant que la vision soit stable et partagée.

2.

Développer une ville à échelle humaine nécessite de développer un habitat ouvert sur l’extérieur, de taille raisonnable, qui fait la part belle aux espaces semi-privatifs (cours, espaces arborés, intérieurs d’îlots accessibles, etc.) et multiplie ainsi les occasions d’échanges entre les usagers. Le développement de « villages urbains », qui créent un sentiment d’appartenance et d’identité au sein de l’espace urbain, doit également être privilégié. Des outils comme les zones 30, les aménagements de voiries qui restreignent la place de la voiture sur l’espace public ou les piétonniers peuvent être utilisés dans ce but.

3.

Les espaces et dimensions naturels (espaces arborés, herbes, eau, lumière, etc.) sont essentiels pour la qualité de vie de chacun. Les projets de villes fertiles démontrent qu’il est possible d’introduire de manière innovante la dimension naturelle dans la ville. Les multiples initiatives d’agriculture urbaine doivent être valorisées dans ce but, afin également de rendre l’agglomération urbaine plus autonome pour ses besoins vitaux.

4.

L’activité des commerces est un facteur essentiel de vitalité des agglomérations. Les commerces et noyaux commerciaux sont cependant trop souvent mis en difficulté par la concurrence des grands centres commerciaux en dehors des agglomérations. Ces grands centres commerciaux induisent pourtant des comportements de mobilité et de consommation qui ne semblent plus compatible avec les défis climatiques, de mobilité et de qualité de vie. Le CEPESS considère dès lors qu’il est temps d’adopter un moratoire sur les nouveaux centres commerciaux en dehors des agglomérations.

5.

La qualité des projets urbains, en particulier pour les grands projets d’aménagement ou immobiliers, dépend aussi de l’adhésion et de la participation des citoyens au processus. Trop souvent, ce processus de participation intervient toutefois très tard, lorsque l’ensemble des paramètres ont déjà été décidés par l’autorité publique. Au vu de plusieurs exemples étrangers (Fribourg-en-Brisgau, Roubaix, Renne, etc.), le CEPESS considère qu’il est nécessaire que ce processus intervienne beaucoup plus tôt, avant que la programmation ne soit décidée, afin de donner ses chances à un processus de co-construction des projets.

Les conclusions du CEPESS sont claires : toute solution aux problèmes globaux de notre siècle passera par le projet urbain. Pour créer une dynamique positive au service de la qualité de vie de ses habitants, il est nécessaire que la vision soit adaptée à l’échelle de chaque usager de la ville. Les villes à échelle humaine ne tiennent qu’à nous !

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A lire, en attendant la publication des actes de cette 3ème édition :

Le discours introductif d’Antoine DE BORMAN, directeur du CEPESS

Cliquez ici pour consulter le discours en PDF

La carte blanche d’Antoine DE BORMAN et Jeremy DAGNIES publiée dans le quotidien LA LIBRE BELGIQUE du 21 novembre 2017 (cliquez sur l’image)

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L’article paru dans le journal LE SOIR du 25 novembre 2017 (cliquez sur l’image)

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Les actes de la seconde édition du colloque (30 novembre 2016 à Louvain-la-Neuve)

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Les actes de la première édition du colloque (22 octobre 2015 à Louvain-la-Neuve)

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