22
mai
2019

Publication du livre « Les villes reliantes: Favoriser les liens pour humaniser les territoires urbains » (Presses Universitaires de Louvain)

Couv-Villes reliantes

Isolement, montée de l’individualisme, conflits de voisinage, ghettoïsation, sans-abrisme, faible accessibilité aux personnes à mobilité réduite, privatisation des espaces publics, coupures urbaines, déclin du commerce de proximité, manque de nature, dépendance énergétique et alimentaire, pollution de l’air, réchauffement climatique…

Face aux multiples ruptures qui traversent nos villes, nous avons besoin d’une nouvelle vision urbaine : la « ville reliante » (linking city). Un modèle qui place le développement des liens au cœur du projet urbain et qui revisite le concept de ville durable en lui apportant une quatrième dimension : la dimension humaine.

La ville ne doit pas être uniquement équitable : elle doit aussi être inclusive. Augmenter le niveau de vie des habitants ou mélanger les groupes sociaux en un même lieu ne suffit pas pour que les citoyens « fassent partie » de leur ville ou de leur quartier. La ville ne doit pas seulement être vivable mais devenir conviviale. L’être humain est en quête de rencontres, de relations sociales, de vitalité urbaine, de lieux qui émerveillent et qui font sens. Des lieux dans lesquels on se sent bien et auxquels on s’attache affectivement. Enfin, nous ne devons pas seulement rendre la ville viable mais agir pour qu’elle soit prospère à long terme. La ville reliante n’a pas seulement comme but la survie des populations urbaines. Son ambition est d’offrir aux citadins du futur de meilleures conditions de vie.

Au travers d’un ouvrage collectif rassemblant les contributions de nombreuses personnalités de renom, le CEPESS développe l’idée de la ville reliante (ou linking city), un modèle de villes innovant dont l’ambition est de répondre aux défis du 21ème siècle.

Cet ouvrage coordonné par Antoine de Borman et Jeremy Dagnies, est l’aboutissement d’une série de colloques internationaux organisés par le CEPESS de 2015 à 2018 sur les innovations urbaines. Ceux-ci ont réuni pas moins de 70 intervenants et près de 1.000 participants.

Cette initiative est inédite. Jamais un centre d’étude d’un parti politique n’a mené une réflexion aussi aboutie sur l’avenir des tissus urbains pour se doter d’une vision en la matière.

Avec les contributions d’Hélène Ancion (Inter-Environnement Wallonie), Mohamed Benzerzour (Franck Boutté Consultants), Vincent Callebaut (Vincent Callebaut Architecture), Bernard Capelle (Landscape Design Partnership), Jeremy Dagnies (CEPESS; Université catholique de Louvain); Antoine de Borman (CEPESS; CityDev); Isabelle Delannoy (Economie symbiotique; Do Green), Vincent Delwiche (Agora; Esch-Belval) Bruno de Veth (Julien De Smedt Architects), Elise Geisler (Ecole des Paysages d’Angers), Jan Gehl (Gehl Architects), Jean Haëntjens (Urbatopie), Yves Hanin (Université catholique de Louvain), Haissam Jijakli (Université de Liège), Valérie Lebois (Ecole Nationale Supérieure d’Architecture), David Mangin (SEURA), Thierry Paquot (Philosophe), Salvador Rueda (Agence de l’Ecologie Urbaine de Barcelone), Luc Schuiten (Architecte), Agis Tsouros (Organisation Mondiale de la Santé), Frank Vanden Bulcke (Agence de Transport de la ville de Gand), Cor van der Klauw (Province de Groningen, Pays-Bas), Pierre Vanderstraeten (Université catholique de Louvain), Paola Viganò (Studio Paola Viganò; EPFL de Lausanne; IUAV de Venise) et Juliette Walckiers (Inter-Environnement Wallonie).

Pour commander le livre en ligne: https://pul.uclouvain.be/book/?GCOI=29303100480680

17
avr
2019

UN LIVRE BLANC POUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : DES RÉACTEURS AUX ACTEURS !

livre blanc energie 2019 dagnies jeremy

La fermeture des centrales nucléaires programmée d’ici 2025 engendrera une perte de capacité de près de 5.926 MW. À celle-ci s’ajoute la fermeture attendue de plusieurs vieilles centrales au gaz pour une puissance équivalente à 1.546 MW. Enfin, d’ici 2030, le pic de consommation annuel pourrait en moyenne augmenter de 700 MW par rapport à ceux observés ces dernières années (en raison notamment de l’électrification des usages et du transport). La Belgique doit donc retrouver environ 8.172 MW de capacités de charge au cours de la prochaine décennie pour assurer sa sécurité d’approvisionnement et maintenir une indépendance énergétique suffisante par rapport aux pays étrangers.

Dans le même temps, nous devons diviser par deux nos émissions de CO2 d’ici 2030 (par rapport à 1990) pour lutter contre le réchauffement climatique. L’objectif est d’augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix de production d’électricité (40%) et la consommation finale brute d’énergie (18,5%).

Enfin, il est crucial de maîtriser l’évolution des prix énergétiques et de veiller à ce que la transition ne soit pas punitive, tant pour les particuliers que les entreprises.

Antoine DE BORMAN et Jérémy DAGNIES du CEPESS (le centre d’étude du cdH) démontrent dans leur Livre Blanc qu’il est possible de sortir du nucléaire en atteignant nos objectifs climatiques et en limitant l’impact de de la transition sur la facture.
Pour y parvenir, il faut développer une approche et des mesures qui placent les citoyens au cœur de la transition. Les acteurs sont les entreprises locales, les administrations, le non marchand et les particuliers.
Passer des réacteurs aux acteurs se traduit par :

1. Une modération structurelle de la consommation d’électricité par les entreprises, les administrations, les associations et les particuliers. Nous préconisons l’isolation massive des habitations et bâtiments tertiaires, le remplacement de tous les équipements électriques énergivores par des équipements à faible consommation et de meilleures pratiques industrielles et habitudes de consommation (impact : jusqu’à 1.500 MW). L’isolation des bâtiments permet aussi de réduire la facture d’électricité et les émissions de CO2. Plus d’un logement sur deux est une passoire énergétique (PEB « F » ou « G »). On peut réduire en 10 ans de 30% les émissions qui proviennent du chauffage résidentiel et tertiaire.

2. Une demande d’électricité plus flexible et dynamique par laquelle les entreprises, administrations, prosumers et citoyens consomment plus lorsque l’électricité verte est abondante et moins lors de périodes plus critiques (impact : jusqu’à 1.674 MW).

3. Le développement de capacités de stockage par batterie et inertie thermique à l’échelle des zonings, entreprises, quartiers et habitations : réseaux de chaleur, gestion du « froid » dans le secteur industriel et de la grande distribution, batteries fixes et 500.000 véhicules électriques… (impact : 1.000 MW de capacité supplémentaire).

4. Passer des énergies renouvelables aux énergies citoyennes, soutenues, financées et pilotées par les riverains, administrations, associations et entreprises locales (privilégier l’autoproduction, les coopératives, l’ouverture du capital des investisseurs aux citoyens, les microréseaux de quartier…).

Ces énergies citoyennes peuvent être développées au travers de plusieurs filières : photovoltaïque, biométhanisation, cogénération, petit hydraulique, géothermie… En ce qui concerne l’éolien, privilégier les éoliennes offshores et sur terre, les petites éoliennes. Concentrer les grandes éoliennes le long des axes structurants et sur les zonings industriels (impact : jusqu’à 516 MW de capacité supplémentaire).
Au total, les « acteurs » ont donc un potentiel de 4.690 MW de capacité de charge et de 30,6 TWh de volume de production annuel d’électricité. Cela équivaut pratiquement à 5 réacteurs nucléaires !

Ce mix doit être complété par de nouvelles capacités de stockage (pompage-turbinage), avec l’extension de la centrale de COO et le développement du petit pompage-turbinage (petits bassins, anciennes mines et carrières) (impact : +900 MW).

Cette approche permet de minimiser nos besoins d’unités thermiques au gaz à 5.000 MW (plutôt que 6.000 voire plus) et leur usage durant l’année, avec un impact positif tant sur les émissions de CO2 que le coût du mécanisme de rémunération de capacité. Par ailleurs, en matière de transport, nous proposons une batterie de mesures permettant réduire significativement les émissions de CO2 (-40% d’ici 2030), ce qui viendra aussi compenser les gaz à effet de serre induits par le recours à des unités thermiques au gaz.

Elle permet aussi d’assurer notre indépendance énergétique car nous serons capables de fournir de l’électricité à l’ensemble des entreprises et citoyens, même si les pays étrangers se retrouvent en pénurie d’électricité. L’indépendance énergétique ne signifie pas que nous souhaitons un réseau électrique belge coupé du monde. Au contraire, nous souhaitons aussi renforcer les interconnexions, les échanges d’électrons internationaux et l’Union européenne de l’énergie. Mais elle renforce notre sécurité si demain, certains pays ne sont pas en mesure de nous fournir suffisamment d’électricité.

Concrètement, le CEPESS propose 100 mesures articulées en 11 axes.

28
mar
2019

Soirée-débat le 3 avril à Mons – « 20 ans de simplification administrative en Wallonie. Quels enjeux ? Quel bilan ? Quelles perspectives ? »

Conférence de Madame Alda GREOLI, Vice-Présidente du Gouvernement wallon et du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Ministre de la fonction publique et de la simplification administrative

Mercredi 3 avril 2019 à 18h30 sur le campus de Mons de l’Université catholique de Louvain (anciennement les FUCaM)

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C’est en 1999 que le Gouvernement wallon s’est saisi d’un nouvel objectif : celui de simplifier l’administration publique. Depuis lors, de nombreuses mesures ont été adoptées et mises en œuvre afin de faciliter le travail des élus, des agents de la fonction publique, des citoyens et des entreprises. Derrière le concept de simplification administrative, coexistent en réalité différents chantiers : la simplification de la législation et de la réglementation, la facilitation de la décision politique, la transparence des processus politiques et administratifs, la simplification du paysage institutionnel et administratif, l’amélioration du fonctionnement des organismes publics, l’allègement des procédures et des démarches administratives ou encore la digitalisation du secteur public.

 qui abordent la simplification administrative. La conférence sera l’occasion d’en redéfinir les enjeux, en termes de qualité de vie, de conditions de travail, de développement économique, de démocratie et de « bonne gouvernance » ou encore de respect de l’environnement. Il sera aussi question du bilan: quelles ont été les réalisations des deux dernières décennies de simplification administrative en Wallonie? Enfin, nous nous projetterons dans l’avenir à l’heure de l’intelligence artificielle, du big data, des objets connectés et des véhicules autonomes mais aussi du renforcement des compétences régionales et communautaires suite à la 6ème réforme de l’Etat. Quels chantiers pour ces 20 prochaines années ?

Mercredi 3 avril 2019
de 18h30 à 19h30
UCLouvain FUCaM Mons
Chaussée de Binche, 151
7000 Mons

Accès gratuit, inscription obligatoire avant le 29 mars 2019 via le lien ci-dessous:

https://uclouvain.be/fr/sites/mons/conference-avec-alda-greoli-ministre.html 

Organisation: Université catholique de Louvain

Information : stephane.moyson@uclouvain.be & jeremy.dagnies@uclouvain.be, professeurs d’administration publique

Téléchargement de l’affiche au format PDF

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