18
mai
2016

L’Europe fiscale et un budget pour la zone euro : utopie ou nécessité – Policy paper

photo coverLe marché unique est l’une des plus importantes réussites de l’Union européenne. La libre circulation des personnes, des biens et des services a certainement contribué à la croissance économique, la paix et la prospérité de l’Europe.

Toutefois, l’intégration économique et l’adoption d’une même monnaie ont également entraîné une concurrence beaucoup plus intense, entre les entreprises mais également entre les Etats membres. Ceux-ci se livrent en effet à une vive concurrence fiscale afin de développer un régime plus favorable que le voisin. Ce sont bien souvent les grandes entreprises, actives au sein de régimes fiscaux différents, qui sont les mieux à même de tirer leur épingle du jeu, empêchant les petites et moyennes entreprises de faire jeu égal.

La construction européenne s’est heurtée de longue date à la difficulté d’avancer dans le domaine fiscal et budgétaire, notamment en raison de l’unanimité requise dans cette matière. Les scandales récents mais également les difficultés structurelles des Etats à stabiliser leurs finances publiques démontrent toutefois la nécessité impérieuse de réaliser un saut qualitatif en la matière. Il s’agit de faire émerger un modèle fiscal européen, permettant de renforcer de manière déterminante la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale afin de garantir l’équité dans les relations économiques.

Par ailleurs, l’émergence d’un modèle fiscal européen est une opportunité unique pour se doter d’instruments nouveaux, susceptibles de renforcer la place de l’Europe dans l’espace économique et politique mondial. En premier lieu, il s’agit de mettre en place un levier puissant de fiscalité environnementale, guidant les activités productrices vers la réduction des émissions globales de gaz à effet de serre.

D’autre part, la construction d’un modèle fiscal européen doit permettre de doter ce niveau d’un budget propre. Capable de renforcer les investissements cruciaux pour augmenter la croissance potentielle dans l’Union et de créer un mécanisme d’assurance envers les chocs macroéconomiques, ce budget disposerait de recettes propres. Doter la zone euro d’un budget est une étape indispensable non seulement pour finaliser l’union économique et monétaire mais également pour réaliser ce sursaut qualitatif dont le projet européen a besoin pour sortir de l’ornière actuelle, victime des replis nationaux.

L’équilibre atteint aujourd’hui par l’Union européenne est instable et constamment remis en cause. La construction d’une nouvelle architecture européenne est cruciale, avec une plus forte intégration au sein de la zone euro, disposant d’un budget commun, d’une plus grande convergence fiscale, et davantage de politiques communes. Ces évolutions n’impliquent pas un abandon de souveraineté mais au contraire la reconstitution d’une souveraineté publique collective. Tel est le sens même du projet européen : faire ensemble ce que les peuples européens ne peuvent plus faire seuls.

Par Eugenia Bardaro et Noémie Monnart

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4
mai
2016

Quel avenir pour le commerce en centre-ville ? L’indispensable présence des commerces pour soutenir la qualité de vie dans nos villes – Policy Paper

COUVERTURE COMMERCES CVLes cœurs de villes et de villages ont depuis toujours été des lieux de prédilection pour faire de la cité, la ville reliante, la linking city génératrice de liens et de qualité de vie. C’est là que se concrétise la démocratie locale qui rapproche les citoyens du monde politique. Les centres urbains abritent souvent un patrimoine architectural, archéologique et immatériel (folklore, traditions…) qui met en lumière l’histoire de la ville, renforce nos racines et notre identité locale.

Si au travers de leurs fonctions économiques politiques, culturelles, sociales, environnementales et humaines, les centres-villes constituent le pilier central de la ville reliante que nous appelons de nos vœux, ils sont aujourd’hui confrontés à de nouveaux défis. Les ménages ont tendance à fuir la ville au profit de la périphérie, affaiblissant par conséquent la mixité sociale et la densité démographique dans les centres urbains. Les surfaces commerciales se vident au profit de grands complexes commerciaux périphériques.

La présente publication met en évidence l’importance des cœurs de ville et des commerces de proximité sur la qualité de vie, le vivre ensemble et notre développement humain. Elle dresse des constats interpellant à Bruxelles et en Wallonie et tente d’identifier les causes du succès ou du déclin de certains centres pour ensuite proposer une stratégie globale visant à mieux réguler la localisation des commerces sur notre territoire et renforcer l’attractivité des centres urbains tant pour les investisseurs, que les chalands et résidents.

Les constats et recommandations s’appuient notamment sur les échanges qui se sont tenues lors d’un colloque consacré à l’avenir des centres-villes et de leurs commerces que le CEPESS a organisé le 29 février 2016 à Gembloux. Plus de 200 personnes y ont participé, parmi lesquels des Professeurs d’Université de renom (Bernadette MERENNE de l’ULG, Daniel BODSON de l’UCL), les principales fédérations professionnelles concernées par cet enjeu (COMEOS, UCM, HORECA-Wallonie…), les organismes bruxellois et wallons chargés de la redynamisation des centres urbains (AMCV, Atrium-Bruxelles) et de de nombreux commerçants, acteurs de terrain (agences de développement local, cellules de gestion de centre-ville, communes…) et citoyens soucieux de l’évolution des cœurs de villes.

Par Jeremy Dagnies et Maxime Goelff

 

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Pour télécharger le diaporama présenté par le Prof. Bernadette MERENNE lors du colloque du 29 février 2016, cliquez ici

21
avr
2016

Sortie du livre du CEPESS – « La Belgique face au radicalisme. Comprendre et agir »

couverture radicalisme site webCe jeudi 21 avril est sorti en librairie l’ouvrage « La Belgique face au radicalisme. Comprendre et agir », édité aux Presses Universitaires de Louvain.

L’ouvrage rassemble les éclairages d’islamologues, de sociologues, de géopoliticiens, de politologues, de hauts responsables européens de la lutte contre le terrorisme, de psychiatres, de policiers, de magistrats anti-terroristes, de responsables des services de renseignements, d’acteurs de terrain et de la prévention ainsi que de familles de jeunes partis en Syrie.

Cet ouvrage est une synthèse d’un travail entamé par le CEPESS, le centre d’études du cdH, dès janvier 2015, auquel ont notamment collaboré Frédéric Van Leeuw (procureur fédéral), Gilles de Kerchove (coordinateur européen antiterrorisme), Rik Coolsaet (UGent) ou encore Felice Dassetto (UCL), Farid El Asri (UCL), Philippe van Meerbeeck (UCL).

L’ouvrage vise deux objectifs : d’une part éclairer le citoyen et les acteurs concernés en partageant des clés de compréhension du phénomène et d’autre part formuler une série de propositions politiques permettant d’y répondre.

Pourquoi certains jeunes décident-ils d’aller combattre en Syrie et en Irak, dans des pays en guerre qu’ils ne connaissent pas ? Quel est le parcours de vie de ces jeunes et leurs motivations ? Pourquoi la Belgique est-elle particulièrement touchée par la radicalisation ? Quelles sont les origines de cet endoctrinement ? Quels sont les choix forts et concrets qui devraient être pris pour préserver la démocratie, le respect, la tolérance, et défendre notre projet d’une société ouverte ?

Pour vous procurer cet ouvrage, vous pouvez

1°) le commander directement par Internet via le site des Presses Universitaires de Louvain (version papier ou version pdf).

2°) le commander via info@cepess.be

3°) le trouver dans toute bonne librairie

La Belgique face au radicalisme. Comprendre et agir, Presses universitaires de Louvain, 2016, 244 p., 20 euros

Par George Dallemagne, député fédéral, Vanessa Matz, députée fédérale et Quentin Martens, conseiller au CEPESS

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